Soif de Dieu !

“Comme une biche soupire après des cours d’eau, ainsi mon âme soupire après Toi, ô Dieu !” Ps 42. 2

Une des paroles à la fois surprenante et bouleversante de Jésus sur la croix est une espèce de cri, sans doute étouffé et douloureux : “J’ai soif !” On sait que le supplice de la crucifixion est un des plus horribles qui soit et que les crucifiés, qui pouvaient agoniser plusieurs jours ainsi suspendus, étaient affligés d’épouvantables souffrances. Jésus avait, qui plus est, subi la torture de la flagellation, ce qui n’était pas réglementaire puisque le condamné devait arriver “en parfaite santé” à la croix. Ayant perdu beaucoup de sang, épuisé au point de ne pas pouvoir porter Sa croix jusqu’à Golgotha, sous le soleil, et accablé par la méchanceté des hommes, le Seigneur exprime soudain un besoin tout à fait élémentaire : Il “meurt” de soif. Quoi de plus normal ? Pourtant, à la Samaritaine, Il avait parlé d’une eau qu’Il offrait, une eau qui fait plus que simplement désaltérer, une eau dont la source ne tarit pas. La requête de Jésus “J’ai soif” porte en elle plus que le simple besoin d’un rafraîchissement. Quelque temps plus tôt, le même homme de Nazareth avait enseigné : “J’ai eu faim et vous M’avez donné à manger ; J’ai eu soif et vous M’avez donné à boire…” Ses auditeurs du moment avaient demandé : “Quand donc avons-nous fait cela ?” La réponse : “Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un des plus petits de mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait !” (Mt 25. 40). Or, sur le Mont du Calvaire, Jésus signale Sa soif ; soif physique, mais sans doute plus que cela. De fait, Jésus lance un ultime appel. Lui qui prend la place de tous les hommes en un seul instant, et pour toute l’histoire de l’humanité, Il dit combien Il est nécessaire d’entendre Son appel pour les plus petits. Son “J’ai soif” devient un appel, un envoi de tous ceux qui mesurent Son sacrifice et le don de Sa vie, vers ceux qui ont soif, ceux qui ont faim, ceux qui sont nus… C’est à chaque chrétien de répondre, désormais, à cet appel de l’humanité souffrante qui dit sa soif.

B-1 an : Ez 28-30 & He 4

B-2 ans : 1 S 11-12